Photo Yannick Patelli

PARTIE I – Le texte fondateur du projet de Boulevard Jean-Garon à Lévis

Un texte de Michel Lessard publié dans le Peuple Tribune de Lévis, le 6 août 2014.

L’honorable Jean Garon 1938-2014

Un homme d’état engagé au service du bien public

Comme les Lévisiens, j’ai aimé Jean Garon.  Nos concitoyens ont traduit leur profonde affection en l’élisant à cinq reprises comme député et deux fois comme maire de leur ville.  Au référendum de1995, ils l’ont suivi pour faire du Québec un pays souverain.

Jean Garon appartient à cette poignée de politiciens exceptionnels animés par la fierté identitaire et la passion du pays qui ont construit le Québec moderne à partir des années 60, les Jean Lesage, Paul Gérin-Lajoie, Paul-Émile Lapalme, René Lévesque et ensuite, tous ces visionnaires qui ont composé le premier gouvernement souverainiste de René Lévesque en 1976, énergisés par une potion magique à saveur de fleur de lys.  Le docteur Camille Laurin qui nous a laissé la Loi 101 pour protéger la langue française, Lise Payette la Loi sur l’assurance automobile, Robert Burns la Loi sur le financement des partis politiques, Guy Joron la Loi sur la protection des consommateurs, Jacques Léonard la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme et finalement, Jean Garon la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles.  Des mousquetaires qui étaient bien entourés de savants fonctionnaires venus de nos universités et d’un personnel politique motivé par la gloire éternelle de la nation.

Avec cette impulsion de géants, le dernier quart du 20e siècle a connu un Québec carburant à l’audace et à la fierté.  Compétence et inventivité donnaient des ailes à tous.  Jean Garon est devenu Monsieur Ruralité, Le ministre de l’Agriculture aimé et visionnaire, la référence en gestion politique dans le domaine, visant l’autosuffisance alimentaire.

À l’étranger, le ministre visitait des marchés d’alimentation, des usines de transformation, s’intéressait aux techniques agricoles et piscicoles avant les rencontres protocolaires.  Doté d’un gros appétit, il goûtait à tout sur place.

Homme de terrain, le ministre savait se mettre au niveau des travailleurs de la terre et de la mer.

Après avoir retiré les campagnes des mains des spéculateurs, il a propulsé une nouvelle ruralité fondée sur les terroirs et les saveurs et encouragé une industrie agricole performante et compétitive.

L’homme d’État a mis Lévis sur la carte.  À la suite des recommandations du géographe Gaston Cadrin, il a acquis le terrain du grand Parc régional de la Martinière, et a fait payer le gouvernement du Québec pour l’obtention de la voie du CN devenue notre émouvante Promenade des Anses défendue bec et ongles par le conseiller Lehouillier.  Le maire Garon a initié le Centre de Congrès et d’expositions de Lévis, réalisé en 2003, un exercice de planification stratégique visionnaire.

Ironiquement, il est parti le jour de la fête du Canada !  L’homme méritait des funérailles d’État.  La partie lévisienne de la route Kennedy croisant Guillaume-Couture devrait souligner son action en devenant le Boulevard Jean-Garon.

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