PARTIE II – Témoignages de trois proches collaborateurs de longue date – Clément Landry

Clément Landry

Secrétaire de comté de 1986 à 1996

Le rôle de Jean Garon dans la modernisation de la route Kennedy

Monsieur Garon avait une vision pour le rôle de Lévis à l’échelle régionale, soit d’exercer le rôle d’un moteur de développement pour la région.

Pour que sa vision se matérialise, monsieur Garon a exercé son action à trois niveaux :  au niveau stratégique, au niveau politique et au niveau du financement.

Dans la pensée de monsieur Garon, un élément stratégique crucial pour que Lévis exerce son rôle régional dans toute son ampleur, c’était que celle-ci se dote d’axes de circulation est-ouest et nord-sud modernes, sécuritaires (bien éclairées) et efficaces (rampes d’accès multiples), en particulier que la route Kennedy soit élargie à quatre voies, à partir de l’autoroute Jean-Lesage jusqu’à Pintendre et Saint-Henri.  Sans cela, Lévis ne serait pas en mesure de jouer pleinement son rôle de locomotive économique pour la région.

Au niveau politique, il s’agissait pour lui de convaincre la municipalité et le ministère des transports d’adhérer à sa stratégie.

Au niveau du financement, il s’agissait d’aller chercher les montants nécessaires pour que le ministère des Transports et la municipalité puissent effectuer à temps les investissements voulus pour réaliser les travaux tombant sous leurs responsabilités respectives.

Sa connaissance des rouages de la machine gouvernementale l’a bien servi à tous les égards.

Le fil des événements de 1990 à 1998 ayant conduit à l’élargissement à quatre voies de la route Kennedy, à partir de l’autoroute 20 jusqu’à Saint-Henri

Octobre 1990

Réalisés sous la poussée de monsieur Garon, l’élargissement à quatre voies de l’ancienne route 132 devenue le boulevard Guillaume-Couture et l’éclairage de l’autoroute Jean-Lesage ont doté la région de Lévis de deux axes est-ouest efficaces et sécuritaires.

Tout en poursuivant ces travaux vers l’est (éclairage de l’autoroute Jean-Lesage jusqu’à la sortie Mgr-Bourget et l’élargissement du boulevard de la Rive-Sud jusqu’à la route Lallemand), le temps était maintenant venu de mettre l’accent sur les axes nord-sud :

(1)   réfection du viaduc de la route Kennedy à l’intersection de l’autoroute Jean-Lesage et élargissement de cette artère à quatre voies jusqu’à Saint-Henri.  Il faudra ultimement redonner à l’axe Lévis-Scott-Jonction l’importance qu’il doit avoir;

(2)   élargissement à quatre voies des routes de jonction entre l’autoroute Jean-Lesage et le boulevard de la Rive-Sud, en accordant la priorité à la route Des-Îles et à la route Mgr-Bourget.

Décembre 1991

Plans et devis en cours de réalisation afin de permettre un appel d’offre d’ici la fin de l’année 1991 pour la réfection et l’élargissement du viaduc à l’intersection de l’auto-route Jean-Lesage et de la route Kennedy, les travaux devant être exécutés en 1992.

Septembre 1992

Ouverture des soumissions pour les travaux de réfection et d’élargissement du viaduc à l’intersection de l’autoroute Jean-Lesage et de la route Kennedy

Automne 1992

Exécution des travaux de réfection et d’élargissement du viaduc au coût estimé de 800 000 $

Décembre 1992

Inscription à la programmation quinquennale des projets interrégionaux du ministère des Transports du Québec de l’élargissement à quatre voies de la Route Kennedy (route 173) dans la municipalité de Pintendre, à partir de l’autoroute Jean-Lesage.

Avril 1993

Pour monsieur Garon, il fallait passer de la parole aux actes dans le dossier de la route Kennedy à quatre voies.  Monsieur Garon s’était alors dit heureux de constater que la MRC Desjardins venait de considérer que l’élargissement de la route Kennedy à quatre voix jusqu’à Saint-Henri était la priorité numéro 1.  Convaincu que l’avenir économique de Lévis passe par une amélioration des communications nord-sud, monsieur Garon avait fait de ce projet un de ses principaux engagements lors de l’élection de 1989.

Depuis l’automne 1989, il était intervenu à de nombreuses reprises auprès du ministre des Transports et du ministère :

(i) pour que l’élargissement du viaduc de la route Kennedy surplombant l’autoroute Jean-Lesage soit réalisé à court terme ;

(ii)            pour qu’un protocole d’entente soit rapidement signé entre la ville de Lévis et le ministère des Transports pour l’élargissement de la route au nord et au sud du viaduc, la réfection des rampes d’accès à l’autoroute Jean Lesage et l’aménagement d’une voie de déserte ;

(iii)  pour que l’élargissement de la route Kennedy à quatre voies à Pintendre, puis jusqu’à Saint-Henri, soit inscrit dans la programmation du ministère des Transports

En avril 1993, l’élargissement du viaduc était terminé et le ministère des Transports avait commencé depuis l’an dernier la préparation des plans de l’élargissement de la route Kennedy à Pintendre.  Autrement dit, suite aux nombreuses représentations de monsieur Garon, le ministère des Transports avait officiellement reconnu la nécessité de ce projet et avait commencé à investir dans sa réalisation.

Comme la lutte était féroce entre les différentes régions du Québec pour se partager le budget de construction de routes du ministère des Transport qui diminuait d’année en année, monsieur Garon exhortait les autorités de la ville de Lévis de faire rapidement la partie des travaux que la ville avait accepté de réaliser et qui avait fait l’objet d’un protocole d’entente avec le ministère des Transports il y avait près d’un an, surtout la construction des tronçons et des bretelles que le ministère s’était engagé à lui rembourser à 100 %.  Ces travaux consistaient en l’élargissement de la route Kennedy au nord et au sud du viaduc avec terre-plein, éclairage et égout pluvial, et la construction de nouvelles rampes d’accès à l’autoroute Jean-Lesage et leur raccordement aux voies existantes.

Il était nécessaire que la ville de Lévis procède dès l’automne de 1993 afin que le ministère des Transports ne puisse pas invoquer le prétexte que la ville n’avait pas encore utilisé les fonds que le ministère avait déjà mis à sa disposition pour retarder les autres étapes de la réfection de la route Kennedy.

Juin 1993

Une importante amélioration au réseau routier de Lévis a lieu avec l’ouverture à la circulation de la nouvelle voie de la route Kennedy qui enjambe l’autoroute Jean-Lesage à l’entrée du centre-ville.

Cette nouvelle voie rendait beaucoup plus sécuritaire le passage de l’autoroute Jean-Lesage à la Route Kennedy, en plus d’augmenter le débit de la circulation entre Pintendre et le centre-ville.

Ces travaux réalisés au coût d’environ 700 000 $ par le ministère des Transports s’inscrivaient dans le cadre plus vaste de l’élargissement de l’élargissement de la route Kennedy.

Une autre phase qui avait déjà fait l’objet d’une entente entre le ministère des Transports et la ville de Lévis, consistait à améliorer les voies d’accès et de sortie par rapport au viaduc.  Bien que payés à 100 % par le gouvernement du Québec, ces travaux devaient être effectués par la ville de Lévis.  C’est pourquoi monsieur Garon poussait la ville de Lévis à procéder avec diligence pour que les budgets disponibles soient utilisés au plus tôt et que les usagers puissent profiter des améliorations prévues dès cette année.

Décembre 1993

En route vers l’élargissement à quatre voies de la route Kennedy à partir de l’autoroute Jean-Lesage dans la municipalité de Pintendre…

Après la réalisation des travaux de réfection et d’élargissement du viaduc à l’intersection de la route Kennedy et l’autoroute Jean-Lesage, terminés en juin 1993, monsieur Garon a continué ses interventions afin d’accélérer le début des travaux d’élargissement de la route 173 dorénavant inscrits à la programmation quinquennale des projets interrégionaux du ministère des Transports du Québec.  Les plans pour l’élargissement à quatre voies de la route Kennedy à Pintendre sur une distance de 6,5 kilomètres étaient alors en préparation.

Décembre 1995 – décembre 1998

Les investissements

Après des années de tergiversations, l’élargissement à quatre voies de la Route Kennedy vers Pintendre et Saint-Henri avait enfin débuté.  Ce projet majeur allait lever une des principales entraves au développement de Lévis et des environs.  Pour monsieur Garon, il était inacceptable que la ville de Lévis, avec sa population de plus de 40 000 habitants à l’époque et son important centre d’affaires, ne puisse compter que sur une route à deux voies pour ses communications avec les municipalités voisines de Pintendre et de Saint-Henri et la région située au sud.  C’est pourquoi son achalandage en faisait une route dangereuse où le nombre d’accidents était très élevé.

Le projet accepté par le ministre des Transports portait sur l’élargissement, au coût d’environ 11 millions $, de la section de 5,7 kilomètres comprise entre le viaduc de l’autoroute Jean-Lesage et la Rue des Sables à la limite sud de Pintendre.  Les travaux allaient se dérouler en trois temps.

1995-96

La section de 0,5 kilomètre entre le viaduc de l’autoroute Jean-Lesage et le Chemin des Couture.  Coût : 1,5 million $.  Réalisés en grande partie à l’automne 1995, ces travaux se complèteraient au printemps de 1996.

1996-97

La section de 3,2 kilomètres entre le Chemin des Couture et la Rue Bouchard.  Contrat accordé en août 1995 pour des travaux de 5 285 000 $.

1997-98

La section de 2 kilomètres entre la Rue Bouchard et le Chemin des Sables.  On allait procéder à un appel d’offres au printemps de 1996 pour ces travaux estimés à 4 millions $.

Parmi les principales réalisations antérieures

(1)  La Participation du gouvernement du Québec au réaménagement de la géométrie de l’échangeur à l’intersection de l’autoroute Jean-Lesage et de la Route Kennedy à Lévis :  2 400 000 $.  Cette aide couvrait :

  • 100 % du coût de construction de 4 rampes d’accès à l’autoroute Jean-Lesage plus sécuritaires;
  • 100 % du coût de la réfection de la Route Kennedy avec terre plein et éclairage au sud et au nord du viaduc de l’autoroute Jean-Lesage;
  • 50 % du coût de construction de la nouvelle voie de service longeant l’autoroute Jean-Lesage.

(2)  La réparation du viaduc de l’autoroute Jean-Lesage à la hauteur de la Route Kennedy à Lévis :  350 000 $ pour compléter des travaux totalisant 1 045 000 $ entrepris en 1992

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