Québec est en train de rater la prochaine révolution verte

La prochaine révolution verte ne sera pas génétique, celle-là est déjà en cours, mais citoyenne et urbaine et la ville de Québec est en train de la rater.

Cette révolution est celle de l’agriculture urbaine, un phénomène en pleine explosion à l’échelle de la planète et que l’ONU identifie comme une des principales solutions aux crises alimentaires appréhendées au cours du XXIe siècle.

Partout sur la planète, il y a une grande effervescence autour de ce concept, de l’innovation qui n’a rien à envier à celle de la Silicone Valley, de la recherche tout azimut et des milliards en investissements potentiels.

Or, la ville de Québec est sans doute une des agglomérations au monde qui a le plus beau potentiel pour prendre le virage de cette nouvelle révolution verte mais, faute de vision, elle ne le saisit pas et se prépare à le sacrifier. Nous voulons parler ici des 660 hectares de la couronne verte de Québec que la ville souhaite extraire de la zone agricole afin de répondre à des besoins de développement qui n’existent pas.

La situation est absurde parce que la ville de Québec admet elle-même que sa demande est exagérée :  cette superficie de bonnes terres agricoles correspond à SEPT fois les besoins d’espace pour accueillir l’augmentation de la population anticipée au cours des 25 prochaines années. On note à Québec des taux d’inoccupation de près de 9% dans certains types d’immeubles locatifs et tous les signaux indiquent que la bulle spéculative qui gonfle la valeur de l’immobilier éclatera bien avant que les bulldozers ne commencent à ravager ces terres.

Le joyau de cette couronne verte menacée est sans contredit les terres des Sœurs de la charité, un domaine agricole de 204 hectares cultivé depuis 350 ans dans l’arrondissement de Beauport. Déjà, la valeur patrimoniale de cette terre agricole située à moins de 30 minutes du Château Frontenac devrait faire réfléchir ceux qui veulent la couvrir de bungalows et de condos.

Surtout qu’avec un peu de vision et quelques millions, il serait possible d’y voir un centre d’expertise en agriculture urbaine de calibre mondial où s’articuleraient une foule d’activités créatrices d’emplois, de qualité de vie et de nouvelles façons de produire des aliments.  Un rêve en couleur?  Peut-être mais avant de conclure à l’utopie, je vous invite à visionner le merveilleux documentaire Demain qui nous amène à travers la planète à la découverte de cette nouvelle révolution verte.  L’utopie marche et de très belle façon.

Plutôt que d’avoir un quartier résidentiel de plus, dans un marché immobilier saturé, pourquoi la ville de Québec, qui se veut une ville intelligente, ne miserait-elle pas sur cet avantage extraordinaire que représentent les terres des Sœurs de la charité pour se démarquer sur la scène internationale dans un créneau appelé à devenir de plus en plus névralgique.

Un appel à la CPTA

L’Institut Jean-Garon, de concert avec de très nombreux organismes dont l’UPA, entend demander le maintien de la majorité des 660 hectares convoitées par la ville de Québec dans la zone agricole lors des audiences publiques sur le nouveau schéma d’aménagement de l’agglomération de Québec qui auront lieu à la fin du mois.  Ultimement, c’est la Commission de la protection du territoire agricole (CPTA) qui prendra la décision.

Plusieurs croient que les dés sont pipés d’avance mais l’écart entre les besoins réels de terres à bâtir et la demande de la ville est tel que la Commission devrait piler sur quelques-uns des principes de la loi pour dire oui, dont celui de l’existence en zone blanche d’espaces suffisants pour répondre aux besoins exprimés.

Il reste que les défenseurs des terres des sœurs de la Charité doivent rapidement arriver avec des propositions concrètes pour donner corps à cette vision d’une ville de Québec à l’avant-garde mondiale de l’agriculture urbaine.  Ils auront besoin d’appui et, dans cette perspective, un nom vient immédiatement à l’esprit, celui de M. André Desmarais, grand promoteur de l’agriculture urbaine qui a la vision et les millions pour faire la différence.

  1. Desmarais, un pied à terre à Québec au cœur d’un projet grandiose d’agriculture urbaine, ça ne vous intéresse pas?

 

Simon Bégin, porte-parole

Institut Jean-Garon

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